Post-Bac Fac & Licences : tout savoir sur les études à l'université après le bac
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On t'a peut-être dit que la fac, c'est "la voie par défaut", "le truc quand on ne sait pas quoi faire". C'est faux. Plus d'1,6 million de Français y étudient. Elle forme les médecins, les chercheurs, les profs, les avocats, les juristes, les économistes, et plein de profils qui finissent dans des entreprises top tier. On t'explique tout : le système, les licences sélectives, comment choisir, et surtout comment ne pas rater ta L1.
Sommaire
- 01La fac en France : les chiffres qui changent la donne
- 02Comment fonctionne le système LMD
- 03Les grandes familles de licences
- 04Licences sélectives vs licences ouvertes
- 05Les doubles licences : la voie d'excellence sous-cotée
- 06Comment choisir sa licence
- 07La marche d'escalier de la L1 : pourquoi 4 étudiants sur 10 décrochent
- 08Réussir sa L1 : les 5 règles d'or
- 09Que faire après la licence
- 10Passerelles : changer de voie en cours de route
- 11Combien ça coûte (et la vraie comparaison avec les écoles privées)
- 12Métiers et débouchés
- 13La fac, c'est pour qui ?
- 14Tu hésites encore ?
- 15Les questions que tout le monde se pose
La fac en France : les chiffres qui changent la donne
Quelques chiffres qui méritent d'être posés clairement, parce qu'ils contredisent presque tous les clichés qu'on entend.
- 1,67 million d'étudiants dans les universités françaises (chiffres MESR 2024)
- 45 mentions de licence (avec des centaines de parcours possibles à l'intérieur)
- 74 universités en France métropolitaine et outre-mer
- 53 % des étudiants du supérieur français sont à la fac (vs ~10 % en école de commerce, ~6 % en école d'ingénieur)
- Frais de scolarité moyens : 175 €/an en licence (gratuit pour les boursiers)
La fac française forme la quasi-totalité des médecins, juristes, chercheurs scientifiques, professeurs, psychologues, économistes du pays. Ce n'est pas un "lot de consolation" — c'est la voie principale d'accès à l'enseignement supérieur en France, et l'une des moins chères au monde pour le niveau qu'elle offre.
Le mythe qu'on te vend en lycée ("si tu peux faire mieux que la fac, fais-le") est largement faux. La fac peut être un excellent choix, à condition que tu choisisses la bonne licence et que tu saches comment y travailler.
Comment fonctionne le système LMD
Le système universitaire français est organisé en trois niveaux depuis 2002 (réforme LMD) :
Comment ça se passe concrètement
La licence (3 ans après le bac). Tu choisis une mention (Droit, Économie, Histoire, Mathématiques…), tu suis des cours magistraux (CM en amphi, 100 à 500 étudiants) et des travaux dirigés (TD en petits groupes de 25-40 étudiants). Tu valides chaque semestre par des examens partiels + examens finaux.
À la fin de tes 3 ans, tu sors avec un diplôme de licence (Bac+3) reconnu par l'État.
Le master (2 ans après la licence). La plupart des masters sont sélectifs (depuis 2017). Tu candidates en M1, et la sélection se fait sur dossier. C'est en master que tu te spécialises vraiment (master en droit des affaires, master en finance, master en biologie cellulaire…).
À la fin du M2, tu sors avec un diplôme de master (Bac+5), niveau cadre dans le privé et public.
Le doctorat (pour ceux qui visent la recherche). 3 à 5 ans pour préparer une thèse. Tu deviens chercheur, enseignant-chercheur ou tu vas dans la R&D privée.
Les ECTS, c'est quoi ?
Les European Credits Transfer System sont une unité de compte universitaire européenne. 30 ECTS = 1 semestre validé. Cela permet l'équivalence entre universités européennes (très utile si tu pars en Erasmus) et la réorientation entre filières.
Les grandes familles de licences
Les 45 mentions de licence se regroupent en 5 grandes familles disciplinaires.
Sciences et technologies
Mathématiques, physique, chimie, sciences de la vie, informatique, sciences de l'ingénieur, sciences de la Terre.
Pour qui ? Profils scientifiques solides, curieux d'aller plus loin que le programme du lycée. Beaucoup de débouchés en R&D, recherche, ingénierie, enseignement.
Licences-phares : Maths, Physique-chimie, Informatique, Sciences de la vie (biologie), MIASHS (Maths-Info appliquées aux sciences humaines).
Droit, économie, gestion
Droit, économie, gestion, AES (administration économique et sociale), management.
Pour qui ? Profils analytiques, à l'aise avec le raisonnement abstrait et l'argumentation. Débouchés énormes : avocat, juriste d'entreprise, magistrat, économiste, financier, contrôleur de gestion, RH.
Licences-phares : Droit, Économie, Gestion, AES, Économie-Gestion.
Sciences humaines et sociales
Histoire, géographie, sociologie, philosophie, psychologie, sciences politiques, anthropologie, science de l'éducation, sciences de l'information et de la communication.
Pour qui ? Profils curieux du monde, avec un goût pour la lecture, l'analyse et l'écriture. Débouchés : enseignement, recherche, journalisme, métiers de la culture, RH, communication, fonction publique.
Licences-phares : Histoire, Géographie, Psychologie, Sociologie, Sciences de l'éducation.
Lettres, langues, arts
Lettres modernes, lettres classiques, LEA (Langues étrangères appliquées), LLCE (Langue littérature et civilisation étrangères), arts plastiques, arts du spectacle, musicologie, cinéma.
Pour qui ? Profils littéraires, créatifs, polyglottes. Débouchés : enseignement, traduction, journalisme, édition, métiers de la culture, médiation culturelle, communication.
Licences-phares : Lettres modernes, LEA, LLCE Anglais, Arts du spectacle.
Sport et activité physique
STAPS (Sciences et techniques des activités physiques et sportives) avec plusieurs parcours (éducation et motricité, entraînement sportif, activité physique adaptée et santé, management du sport, ergonomie du sport).
Pour qui ? Profils sportifs, intéressés par les sciences appliquées au mouvement et à la santé. Débouchés : enseignement, coaching, kinésithérapie (passerelle), management sportif, journalisme sportif.
Licences sélectives vs licences ouvertes
C'est LE truc que beaucoup de lycéens découvrent trop tard. Toutes les licences ne se ressemblent pas dans leur processus d'admission.
Les licences ouvertes
Ce sont les licences classiques, qui acceptent tous les bacheliers ayant fait les vœux nécessaires sur Parcoursup, dans la limite des places disponibles. Si tu fais une licence d'histoire à Toulouse en mettant le vœu, tu seras quasi-systématiquement accepté.
Exemples : la majorité des licences en lettres, sciences humaines, sciences exactes (selon les universités).
Avantage : pas de stress de sélection. Inconvénient : promos parfois énormes (200 à 1 000 étudiants en L1), encadrement parfois faible.
Les licences sélectives
Depuis quelques années, un nombre croissant de licences pratiquent la sélection sur dossier (et parfois sur entretien). Cela concerne surtout :
- STAPS : licence officiellement sélective dans la majorité des universités (taux d'admission souvent <40 %)
- Psychologie : sélective dans plusieurs universités
- Droit : certaines facs (Assas, Paris 1, Strasbourg) pratiquent une sélection de fait
- Doubles licences : presque toujours sélectives
- Sciences pour la santé : sélective dans plusieurs facs
- Licences "sciences politiques" : sélectives quand elles existent (Strasbourg, Lille…)
Avantage : promos plus petites, meilleur encadrement, niveau homogène. Inconvénient : il faut un dossier solide au lycée (15-16 de moyenne minimum dans les bonnes facs) et un vœu Parcoursup réfléchi.
Comment savoir si une licence est sélective ?
- Sur Parcoursup, regarde les taux d'admission affichés et les attendus
- Sur le site de l'université, cherche "licence sélective" ou "admission sur dossier"
- Demande aux étudiants déjà en place (forums, réseaux sociaux, journées portes ouvertes)
Les doubles licences : la voie d'excellence sous-cotée
Tu vises l'excellence à la fac ? Les doubles licences sont peut-être ce que tu cherches.
Le principe
Tu suis deux licences en parallèle sur 3 ans, avec une charge de travail nettement supérieure (souvent 35-45 heures de cours par semaine), mais à la sortie tu as deux diplômes de licence dans deux disciplines différentes.
Les doubles licences les plus connues
- Droit-Histoire (Sorbonne, Assas, Strasbourg, Lyon 3) : la voie classique pour la magistrature, la haute fonction publique, la diplomatie
- Droit-Économie (Paris 1, Sorbonne) : la voie pour le droit des affaires haut de gamme
- Droit-LLCE Anglais : pour le droit international et les cabinets d'affaires anglo-saxons
- Maths-Économie / MIASHS : pour la finance quantitative, la data science, la recherche en économie
- Sciences-Lettres (parfois nommée "MIASHS" ou "Bilicences sciences-arts") : pour les profils Da Vinci, ingénieurs créatifs
- Histoire-Géographie : pour les concours de l'enseignement et de la fonction publique
- Économie-Gestion : pour les profils business haut niveau
Pour qui ?
Pour les profils :
- Excellents au lycée (mention Très Bien ou très bonne mention Bien)
- Disciplinés : la charge de travail est très lourde
- Curieux et exigeants : tu vas vraiment apprendre deux choses, pas survoler
- Avec un projet précis : la double licence n'est pas un caprice de prestige, c'est un investissement de 3 ans qui te coûte du temps de vie sociale
Les avantages
- Réseau d'élite : promos très sélectionnées (40-100 étudiants), souvent les meilleurs de France
- Reconnaissance forte : à la sortie, tu es très demandé en master sélectif (Sciences Po, écoles de commerce en admission parallèle, bons masters fac)
- Polyvalence : tu maîtrises deux champs disciplinaires, ce qui te démarque sur le marché du travail
- Coût : ~175 €/an, comme une licence classique
Les inconvénients
- Charge de travail démentielle (équivalent CPGE pour beaucoup)
- Pas de pause : les week-ends servent souvent à rattraper
- Sélection à l'entrée très forte : ces filières prennent les meilleurs profils du bac
Comment choisir sa licence
Pas de réponse universelle. Mais 5 questions pour y voir clair.
- Quelle est la matière qui te passionne le plus ? Pas celle dans laquelle tu as les meilleures notes, mais celle qui te tient en haleine. La fac est exigeante : sans intérêt sincère pour la discipline, tu vas décrocher.
- Quel type de raisonnement te plaît ? Argumentation juridique, démonstration mathématique, analyse historique, expérimentation scientifique, lecture critique de textes ? Chaque licence privilégie un type de réflexion. Identifie le tien.
- Quel niveau d'autonomie tu supportes ? À la fac, personne ne va te tenir la main. Si tu as besoin d'un cadre serré et de profs qui vérifient que tu travailles, la fac va te perdre. Préfère un BUT, une école post-bac avec encadrement, ou une CPGE (où l'encadrement est très fort, paradoxalement).
- Quelle université ? Le choix de l'université compte autant que celui de la mention. Une licence d'éco à la Sorbonne, à Dauphine ou à Toulouse Capitole n'a pas la même valeur qu'une licence d'éco dans une fac peu cotée. Renseigne-toi sur la réputation de la fac et de la formation, sur les masters de suite proposés, sur les débouchés.
- Quel projet à 5 ans ? Tu vises un master de recherche ? Vise une fac à forte tradition scientifique. Un master pro dans le privé ? Une fac avec partenariats entreprises et bonne insertion. Un concours d'État (enseignement, magistrature, ENA…) ? Une fac qui prépare à ces concours.
La marche d'escalier de la L1 : pourquoi 4 étudiants sur 10 décrochent
On va te dire la vérité, parce que personne d'autre ne le dit clairement.
Environ 40 % des étudiants ne valident pas leur L1 du premier coup. Et ce n'est presque jamais une question d'intelligence. C'est presque toujours une question de transition mal préparée entre le lycée et la fac.
Ce qui change brutalement entre lycée et fac
Le rythme. Au lycée : 30-35h de cours/semaine, avec profs qui te suivent. À la fac : 20-25h de cours/semaine, mais tu dois travailler 15-20h en plus chez toi pour suivre. Beaucoup de L1 sortent de TD à 16h en pensant que leur journée est finie. Erreur fatale.
L'autonomie. Personne ne note tes absences en CM (ou presque). Personne ne te rappelle qu'il faut réviser. Personne ne contrôle tes lectures. Si tu n'es pas autonome, tu disparais.
Le niveau d'exigence. Le passage du lycée à la fac, c'est souvent 6 à 8 points de moyenne en moins. Ce n'est pas que tu deviens nul. C'est que les exigences sont différentes : argumentation, synthèse, références bibliographiques, autonomie de pensée. Ce n'est plus du "j'apprends mon cours et je le restitue".
L'isolement social. En L1, tu ne connais personne au début (sauf coup de bol). Beaucoup décrochent socialement avant de décrocher académiquement. La solitude des amphis de 500 personnes est réelle.
La distraction. Les soirées, la liberté, les activités, les réseaux sociaux : tu peux te perdre 3 mois sans t'en rendre compte. Quand tu reprends pied, ton retard est rattrapable mais douloureux.
Réussir sa L1 : les 5 règles d'or
Voilà ce que les étudiants qui valident leur L1 (et la valident bien) font tous, peu ou prou.
Règle n°1 : viens à TOUS tes TD
Les TD (travaux dirigés) sont là où tu vas vraiment apprendre. Ce sont des petits groupes de 25-40 où le prof te connaît, te corrige, te pose des questions. Sécher un TD, c'est sécher l'apprentissage. Les CM en amphi, à la limite, tu peux les rattraper. Les TD, non.
Règle n°2 : travaille dès la 1ère semaine
Le mythe "à la fac, tu te mets à bosser à partir de novembre" est mortel. Les vrais bosseurs commencent dès la rentrée. Pourquoi ? Parce qu'à la fac, tout est cumulatif. Si tu ne suis pas en septembre-octobre, tu es mort en janvier.
Volume de travail recommandé : 3-5h de travail personnel par jour (week-ends compris) en plus des cours, pour les filières exigeantes (droit, médecine, sciences dures).
Règle n°3 : trouve un binôme ou un trio de travail
L'isolement est l'un des grands tueurs en L1. Trouve 2-3 personnes dans ton TD avec qui tu vas travailler régulièrement. Vous vous expliquez les concepts entre vous (la meilleure méthode pour mémoriser), vous vous corrigez les copies, vous vous soutenez quand l'un craque.
Règle n°4 : utilise les ressources de la fac
Bibliothèque universitaire, méthodologie, soutien psychologique (SUMPPS), tutorat étudiant, anciens étudiants, profs en heures de permanence : tout ça existe et c'est gratuit. Les bons étudiants utilisent ces ressources. Les autres ne savent même pas qu'elles existent.
Règle n°5 : si tu doutes, parle
Si tu te sens largué, épuisé, isolé : ne reste pas seul. Va voir le service universitaire, parle à un prof, à un ami plus avancé. 40 % de décrochage, ça veut dire que tu n'es pas seul si tu galères. Ce qui fait la différence, c'est demander de l'aide à temps.
Que faire après la licence
À la fin de ta L3, tu as plusieurs portes qui s'ouvrent.
1. Continuer en master (~70 % des cas)
C'est le chemin majoritaire. Tu candidates en M1, presque toujours sur sélection depuis 2017. Le master te spécialise : master de droit des affaires, master de finance, master de psychologie clinique, master de biologie moléculaire… Tu sors avec un Bac+5 reconnu.
2. Intégrer une école en admission parallèle
Tu peux candidater à une école de commerce (en admissions parallèles bac+3, voir notre page Post-Bac Commerce), à une école d'ingénieur (selon ton profil scientifique, voir notre page Post-Bac Ingénieurs), ou à Sciences Po en master.
Cette voie est largement utilisée : près de 40 % des étudiants en école de commerce y arrivent par admission parallèle.
3. Préparer un concours
Concours de la fonction publique (catégorie A : enseignement, administration, hôpital, justice…), concours d'écoles (École de journalisme, ENS, INSP ex-ENA…). La licence est le diplôme prérequis pour beaucoup de ces concours.
4. Entrer dans la vie active
Avec un Bac+3 (licence), tu peux entrer directement sur le marché du travail, mais tu seras moins valorisé qu'avec un Bac+5. Sauf cas particuliers (création d'entreprise, métier passion, reconversion), c'est rarement le choix optimal.
5. Partir à l'étranger
Beaucoup d'étudiants partent en master ou en LLM dans une université étrangère après leur licence française. Le diplôme français est bien reconnu dans toute l'Europe et au-delà.
Passerelles : changer de voie en cours de route
L'un des grands avantages de la fac, c'est sa flexibilité. Tu n'es pas enfermé dans ton choix initial.
Réorientation en cours d'année
Beaucoup d'universités permettent de basculer d'une licence à une autre dès le semestre 2 si tu te rends compte que tu t'es trompé. Renseigne-toi auprès du SCUIO (service universitaire d'information et d'orientation).
Passerelle vers une école
Après ta L1, L2 ou L3, tu peux candidater à des écoles d'ingénieurs, des écoles de commerce (admissions parallèles), des IEP, des écoles de journalisme, des écoles d'art.
Passerelle vers une CPGE
Plus rare mais possible : certains étudiants de L1 ou L2 intègrent ensuite une classe préparatoire ATS (Adaptation Technicien Supérieur) pour rejoindre une école d'ingénieur.
Réorientation vers un BUT
Possible aussi : passer d'une L1 à un BUT la 2ème année si tu te rends compte que tu préfères les formations courtes et pratiques.
Combien ça coûte (et la vraie comparaison avec les écoles privées)
C'est l'argument massue de la fac.
Frais d'inscription officiels
CVEC (Contribution Vie Étudiante et de Campus). 103 €/an (2024-2025), à payer en plus des frais d'inscription. Sert à financer les services aux étudiants (sport, culture, santé). Boursiers exonérés.
Coûts annexes
- Logement étudiant : 350 - 1 200 €/mois selon ville (Paris = haut de fourchette)
- Vie courante (alimentation, transport, sorties) : 400 - 600 €/mois
- Polycopiés et livres : 200 - 500 €/an (mais les bibliothèques universitaires couvrent une grande partie)
- Mutuelle santé : 0 - 30 €/mois selon couverture parentale
Estimation mensuelle réaliste : 700 - 1 200 €/mois selon ville.
La comparaison brute
Bourses et aides
- Bourses du CROUS : sur critères sociaux, jusqu'à 6 335 €/an (échelon 7 maximum)
- Aides au logement (APL) : selon situation
- Aide à la mobilité internationale : pour les Erasmus
- Aide ponctuelle d'urgence : pour situations difficiles
- Jobs étudiants : très répandus, à doser pour ne pas saboter les notes
Métiers et débouchés
Les débouchés varient énormément selon la mention et le master de suite. Voici les grandes tendances.
Sciences (Maths, Physique, Bio, Info, Chimie)
Métiers : ingénieur R&D, chercheur, data scientist, enseignant, biologiste, géologue. Salaire jeune diplômé Bac+5 : 35 000 - 45 000 €/an dans le privé, 28 000 - 35 000 € dans le public.
Droit
Métiers : avocat, juriste d'entreprise, magistrat (après concours ENM), notaire, huissier, juriste de banque. Salaire jeune diplômé : 35 000 - 50 000 €/an pour avocat débutant, plus en cabinet d'affaires.
Économie / Gestion
Métiers : analyste financier, contrôleur de gestion, économiste, consultant, banquier, RH. Salaire jeune diplômé : 32 000 - 45 000 €/an.
Psychologie
Métiers : psychologue clinicien, psychologue scolaire, psychologue du travail, neuropsychologue. Salaire jeune diplômé : 25 000 - 35 000 €/an (souvent plus en libéral après quelques années).
Lettres, langues, sciences humaines
Métiers : enseignant (CAPES, agrégation), traducteur, journaliste, éditeur, métiers de la culture, RH, communication, fonction publique. Salaire jeune diplômé : 25 000 - 35 000 €/an (très variable selon la voie).
STAPS
Métiers : enseignant EPS, coach sportif, manager sportif, ergothérapeute, kinésithérapeute (passerelle), métiers de la santé par le sport. Salaire jeune diplômé : 25 000 - 35 000 €/an.
Évolution sur 10 ans
Avec un master + 10 ans d'expérience : 45 000 à 80 000 € brut/an dans le privé, 40 000 à 55 000 € dans le public selon la grille. Plus pour les voies d'élite (avocat d'affaires, finance, conseil).
→ Tous les métiers après la fac (bientôt)
La fac, c'est pour qui ?
La fac, c'est pour toi si :
- Tu es autonome et capable de t'organiser sans cadre extérieur
- Tu es sincèrement intéressé par une discipline (pas juste "ok ça peut être pas mal")
- Tu es prêt à un volume de lecture et de travail personnel important
- Tu es à l'aise avec une vie sociale moins structurée qu'au lycée
- Tu veux des frais d'études très bas
- Tu envisages la recherche, l'enseignement, le service public ou les métiers du droit
- Tu acceptes que ton avenir dépendra surtout de ce que TU en feras (pas de l'institution)
La fac, ce n'est PAS pour toi si :
- Tu as besoin d'un cadre serré et d'un encadrement permanent
- Tu n'as aucune idée précise de ce que tu veux étudier
- Tu cherches une formation professionnalisante immédiate (alors prends un BUT, un BTS, une école pro)
- Tu te démotives vite sans encouragement
- Tu vises les écoles d'élite très précises (HEC, Polytechnique, ESSEC) — alors la CPGE est plus directe
Tu hésites encore ?
La fac, c'est 45 mentions de licence, 74 universités, et autant de parcours possibles que de personnalités. C'est aussi la voie d'études supérieures la plus accessible financièrement au monde, pour le niveau qu'elle offre.
Continue ton orientation avec nos guides détaillés :
→ Licence de Droit : tout savoir (bientôt)
→ Licence d'Économie-Gestion : ce qu'il faut savoir (bientôt)
→ Licence de Psychologie : guide complet (bientôt)
→ Doubles licences : la voie d'excellence
→ STAPS : tout sur la licence sportive (bientôt)
→ Réussir sa L1 : méthodes et conseils (bientôt)
Les questions que tout le monde se pose
- La fac, c'est vraiment plus dur que le lycée ?
- Oui, mais différemment. Le volume de cours est moins élevé, mais la quantité de travail personnel attendue est nettement supérieure. Le passage du lycée à la fac représente en moyenne 6 à 8 points de moyenne en moins, le temps de s'adapter.
- Quel est le taux d'échec en L1 ?
- Environ 40 % des étudiants ne valident pas leur L1 du premier coup. Mais une grande partie redouble et valide la deuxième année. Le taux de décrochage définitif est d'environ 20-25 % selon les filières.
- Faut-il avoir une mention au bac pour réussir à la fac ?
- Non, mais c'est plus confortable. Les étudiants avec mention Bien ou Très Bien réussissent en moyenne mieux leur L1. Les autres réussissent aussi, mais doivent souvent travailler plus dur les premiers mois.
- Comment choisir entre deux licences proches ?
- Compare : (1) les programmes détaillés sur les sites des facs, (2) les masters de suite offerts par chaque université, (3) les débouchés affichés et les enquêtes d'insertion, (4) la réputation de la fac dans la discipline, (5) ce qu'en disent des étudiants actuels ou anciens.
- Est-ce que la fac vaut moins qu'une école privée ?
- Pas du tout, dans la majorité des cas. Pour le droit, la médecine, les sciences, l'enseignement, la recherche : la fac est la voie d'excellence. Pour le commerce et l'ingénierie privée : les écoles peuvent avoir un avantage en réseau, mais la fac peut combler par les masters sélectifs et les admissions parallèles.
- Peut-on changer de licence en cours d'année ?
- Oui, c'est possible dans la plupart des facs, soit dès le semestre 2, soit à la rentrée suivante. Il faut faire la demande auprès du SCUIO ou de la scolarité.
- La fac peut-elle mener aux mêmes métiers que les Grandes Écoles ?
- Oui, dans la quasi-totalité des cas. Audit, conseil, banque, finance, RH, marketing : on y trouve des profils fac et des profils écoles. Le réseau d'école peut faciliter l'entrée dans certains secteurs (banque d'affaires, top conseil), mais une fois en poste, la performance compte plus que le diplôme initial.
- Quelle est la meilleure université en France ?
- "Meilleure" dépend de la discipline. Globalement, Paris-Saclay, PSL, Sorbonne Université, Université Paris Cité, Lyon 1, Toulouse, Montpellier, Strasbourg sont régulièrement bien classées (classements de Shanghai, THE, QS). Mais une fac de "rang moyen" peut avoir un master excellent dans une discipline spécifique. Toujours regarder par formation, pas par université globale.
- Que faire si je rate ma L1 ?
- Plusieurs options : redoubler ta L1 (autorisé), te réorienter vers une autre licence, basculer vers un BUT en 1ère ou 2ème année, faire une année de césure pour réfléchir, partir en mission de service civique. Aucune voie n'est définitivement bouchée après une L1 ratée.
- La fac, c'est plus dur quand on n'est pas parisien ?
- Pas vraiment. Beaucoup d'excellentes universités sont en région (Toulouse, Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Montpellier, Lille, Aix-Marseille, Grenoble, Rennes, Nantes…). Le coût de la vie est aussi plus accessible en région qu'à Paris.